Backlink, lien entrant, netlinking : de quoi parle-t-on
« Backlink » est recherché 1 900 fois par mois en France, « netlinking » 1 300 fois. La Search Console donne la définition la plus simple : un lien entrant est un lien placé sur une page d’un autre site, qui renvoie vers une page de votre site.
Les liens jouent deux rôles pour Google. Ils servent d’abord à découvrir les pages : Google écrit que la grande majorité des nouvelles pages qu’il trouve chaque jour le sont par des liens. Ils comptent ensuite dans le classement : PageRank, qui utilise les liens, est l’un des algorithmes fondamentaux de Google. Mais Google précise aussitôt que sa recherche ne se limite pas aux liens et qu’il utilise de nombreux signaux de classement.
Les liens d’une page de votre site vers une autre de vos pages sont des liens internes : ils relèvent du maillage interne, que vous maîtrisez entièrement, et c’est souvent par là qu’il faut commencer.
Ce que les règles de Google interdisent
Les règles de Google sur le spam définissent les liens toxiques comme des liens créés vers ou depuis un site principalement dans le but de manipuler les classements. Google en donne des exemples précis :
- acheter ou vendre des liens, ou des articles contenant des liens, à des fins de classement ;
- échanger des biens ou des services contre des liens, ou envoyer un produit gratuit contre un article avec lien ;
- les échanges de liens excessifs (« un lien vers moi, un lien vers vous ») et les pages partenaires qui ne servent qu’à cela ;
- créer des liens par des programmes ou des services automatisés ;
- les publireportages et articles invités payés contenant des liens qui comptent pour le classement, ou des ancres optimisées dans des communiqués de presse diffusés ailleurs ;
- les liens depuis des annuaires ou des sites de favoris de faible qualité, les liens cachés dans des widgets, les liens répétés dans les pieds de page de nombreux sites ;
- les commentaires de forum avec des liens optimisés dans le message ou la signature.
La sanction est réelle. Google détecte ces pratiques par des systèmes automatiques et, au besoin, par une revue humaine pouvant entraîner une action manuelle ; les sites concernés peuvent être moins bien classés ou disparaître des résultats. L’action manuelle pour « liens artificiels vers votre site » apparaît dans la Search Console.
Lien payant, partenariat, sponsoring : les attributs à utiliser
Payer pour être visible n’est pas interdit : Google reconnaît que l’achat de liens à des fins publicitaires ou de sponsoring fait partie de l’économie du web. Ce qui est interdit, c’est qu’un lien payé transmette du crédit de classement. La règle tient en un attribut :
- rel="sponsored" pour les liens payants : publicité, emplacement payé, article sponsorisé, partenariat rémunéré. rel="nofollow" reste accepté pour ces liens, sponsored est préféré.
- rel="ugc" pour les liens publiés par des utilisateurs : commentaires, messages de forum.
- rel="nofollow" quand aucun autre ne convient et que vous ne voulez pas associer votre site à la page liée.
Si vous sponsorisez un club, une association ou un événement local, c’est une bonne action pour votre notoriété ; demandez simplement que le lien vers votre site porte rel="sponsored". Google précise que ces liens ne sont en général pas suivis, mais que la page liée peut être découverte par d’autres moyens.
Obtenir des liens mérités quand on est une PME
Google écrit que les liens vers un site arrivent naturellement avec le temps, et qu’on peut les encourager en faisant connaître son contenu : réseaux sociaux, engagement auprès d’une communauté, publicité en ligne et hors ligne, bouche-à-oreille. Pour une PME, les sources de liens qui tiennent dans la durée sont celles qui correspondent à une relation réelle :
Une donnée que vous êtes seul à avoir
Un relevé de prix, un baromètre de votre métier, une étude sur votre ville. C’est ce qui se cite. Nous publions nos propres études pour cette raison.Vos partenaires réels
Fournisseurs, fabricants, réseau, franchise, qui listent souvent leurs revendeurs ou installateurs.La presse et les médias locaux, avec une vraie nouvelle
Une ouverture, un chantier remarquable, un chiffre de votre étude.Les annuaires que vos clients utilisent vraiment
Organisation professionnelle, chambre de métiers ou de commerce, annuaire de votre label. Un annuaire qui n’existe que pour vendre des liens est l’inverse.Les pages utiles qui méritent un lien
Guide, calculateur, modèle téléchargeable, que d’autres sites ont intérêt à recommander.
Voir ses backlinks gratuitement, et quand désavouer
Le rapport Liens de la Search Console montre gratuitement les sites qui font le plus de liens vers vous, vos pages les plus citées et le texte des liens. C’est un échantillon : les tableaux s’arrêtent à 1 000 lignes, et le rapport ne dit pas si un lien est en nofollow.
L’outil de désaveu, lui, ne sert presque jamais. Google l’écrit : dans la plupart des cas, il sait quels liens sont dignes de confiance sans indication, et l’outil n’a pas d’utilité pour la majorité des sites. Il ne s’utilise que si votre site fait l’objet d’une action manuelle pour liens artificiels, ou si vous craignez d’en recevoir une parce que des liens payants ont été posés.
- En cas d’action manuelle, exportez la liste des liens depuis la Search Console.
- Repérez ceux qui enfreignent les règles, en commençant par les sites qui vous lient le plus et les liens récents.
- Demandez d’abord leur suppression, ou l’ajout de rel="nofollow" ou sponsored, au site qui les héberge.
- Désavouez ceux que vous n’avez pas pu faire retirer, sans jamais désavouer des liens naturels.
- Envoyez une demande de réexamen en expliquant ce qui a été fait.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un bon backlink ?
Un lien posé par un site qui a une raison réelle de vous recommander : un partenaire, un média, une organisation professionnelle, un site qui cite votre contenu. Il vient d’une page en rapport avec votre activité et n’a été ni acheté ni échangé.
Faut-il acheter des backlinks ?
Non. Les règles de Google classent l’achat et la vente de liens à des fins de classement parmi les liens toxiques, avec un risque de déclassement ou d’action manuelle. Un lien payé pour la visibilité est permis s’il porte rel="sponsored" ou nofollow.
Combien de backlinks faut-il pour bien se classer ?
Il n’existe pas de nombre. Google utilise de nombreux signaux, dont les liens ne sont qu’un exemple ; mieux vaut quelques liens de sites qui ont une vraie raison de vous recommander qu’une liste d’annuaires de faible qualité, que Google cite justement parmi les liens toxiques.
Comment voir mes backlinks gratuitement ?
Dans la Search Console, rapport Liens : principaux sites qui vous lient, pages les plus liées, texte des liens. C’est un échantillon, suffisant pour une PME.
Faut-il désavouer les liens de mauvaise qualité ?
Rarement. Google indique que l’outil de désaveu n’a pas d’utilité pour la majorité des sites. Il sert en cas d’action manuelle pour liens artificiels, ou si des liens payants ont été créés pour votre site.
Qu’est-ce qu’une stratégie de netlinking ?
Un plan pour obtenir des liens entrants. Pour rester dans les règles de Google, elle repose sur des contenus qui méritent d’être cités et sur des relations réelles, pas sur l’achat ou l’échange de liens.
Sources
- Google Search Central, Règles concernant le spam (liens toxiques)
- Google Search Central, Indiquer à Google les liens sortants à suivre (rel sponsored, ugc, nofollow)
- Google Search Central, Bien débuter en référencement naturel (SEO)
- Aide Search Console, Rapport sur les liens
- Aide Search Console, Désavouer des liens vers votre site
- Aide Search Console, Rapport sur les actions manuelles
- Google Search Central, Optimiser votre site pour les fonctionnalités d’IA générative
- Google Search Central, Bonnes pratiques concernant les liens (2025)