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Prix barré : la règle des 30 jours, expliquée avec des exemples

En France, un prix barré doit être le prix le plus bas que vous avez pratiqué au cours des 30 jours précédant la réduction : c’est la règle de l’article L.112-1-1 du Code de la consommation, en vigueur depuis le 28 mai 2022. Barrer un prix plus élevé que ce plancher est une pratique commerciale trompeuse, punie selon la DGCCRF de deux ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende.

Auteur
La rédaction FindMyCompany
Publié le
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4 min

En chiffres

30 jours

période de référence avant la promotion

Prix le plus bas pratiqué

amende maximale pour pratique trompeusePlus deux ans d’emprisonnement
300 000 €
recherches mensuelles « prix barré »
720
DGCCRF, Annonces de réduction de prix : ce que vous devez savoir ; volumes Google France, octobre 2026.
Sommaire 7 parties

La règle : le prix de référence est le plus bas des 30 derniers jours

La DGCCRF le formule ainsi : toute annonce de réduction doit indiquer le prix le plus bas pratiqué par le professionnel au cours des 30 jours précédant la promotion. Ce prix est le « prix de référence » ; c’est lui, et lui seul, que vous pouvez barrer ou à partir duquel vous calculez un pourcentage.

Vous restez libre de la présentation : prix barré, pourcentage de remise ou montant de la réduction. Mais le calcul part toujours de ce plancher, pas du prix « conseillé », pas d’un prix affiché une seule journée, pas du prix d’un concurrent.

  • Base légale : Code de la consommation, article L.112-1-1.
  • En vigueur depuis le 28 mai 2022, pour lutter contre les fausses promotions.
  • Concerne toute annonce de réduction de prix faite aux consommateurs, en magasin comme en ligne.

Trois exemples pour ne pas se tromper

Les montants ci-dessous sont des exemples, pour illustrer le calcul.

  1. Prix stable

    Un sac vendu 80 € pendant deux mois, soldé à 60 €. Le prix de référence est 80 € ; vous pouvez afficher 80 € barré, 60 €, soit −25 %.
  2. Prix monté juste avant

    Un produit à 50 € passé à 70 € dix jours avant la promotion, puis « soldé » à 55 €. Le plus bas des 30 jours est 50 € : afficher 70 € barré est trompeur, et 55 € n’est pas une réduction.
  3. Baisses successives

    Un manteau à 200 €, baissé à 160 € puis à 120 € pendant la même opération. Selon Service Public, le prix de référence reste celui pratiqué avant la première réduction, soit 200 €.

Afficher une réduction correctement sur une boutique en ligne

Sur une fiche produit, une réduction claire et conforme tient en quatre éléments :

  • Le prix de référence barré, égal au plus bas des 30 jours précédents.
  • Le nouveau prix, mis en avant, taxes comprises.
  • Si vous l’affichez, le pourcentage ou le montant de la remise, calculé sur le prix de référence.
  • La période de l’offre quand elle est limitée, avec une vraie date de fin.

Côté Google Shopping, les prix promotionnels transmis dans le flux doivent correspondre à ce que voit l’acheteur sur la page : Google Merchant Center sanctionne les informations trompeuses et exige d’afficher le prix total, taxes et frais compris.

Les pièges les plus fréquents

Sur nos propres sites, nous avons tranché simplement : aucun prix barré inventé, plus de codes promo sans date de fin. Un prix stable et juste vend mieux qu’une remise perpétuelle à laquelle plus personne ne croit.

  • Le « prix conseillé » barré : s’il n’a jamais été votre prix de vente dans les 30 jours, il ne peut pas servir de référence pour annoncer une réduction.
  • La promotion permanente : un prix barré qui ne bouge jamais signifie que le prix barré n’est plus pratiqué ; au bout de 30 jours, le prix « soldé » devient votre prix de référence.
  • Le compte à rebours qui recommence : fausse urgence, à proscrire.
  • Le code promo sans fin : il fait de votre prix public un prix gonflé aux yeux des acheteurs avertis.
  • Le prix fournisseur importé : en dropshipping, le prix barré proposé par le catalogue du fournisseur n’a aucune valeur de référence chez vous.

Mettre en place un contrôle simple sur votre boutique

La conformité se joue avant la promotion, pas pendant. Une routine de quelques minutes suffit :

  1. Historique

    Exportez chaque semaine les prix de votre catalogue (ou activez l’historique de votre plateforme) et conservez les fichiers datés.
  2. Calcul

    Avant chaque opération, relevez pour chaque produit concerné le prix le plus bas des 30 derniers jours ; c’est la seule valeur à barrer.
  3. Affichage

    Vérifiez sur la fiche, sur mobile, que le prix barré, le nouveau prix et le pourcentage concordent.
  4. Flux

    Contrôlez que le prix promotionnel envoyé à Google Merchant Center est celui de la page, avec les mêmes dates.
  5. Fin

    À la date annoncée, l’offre s’arrête vraiment ; si vous gardez le nouveau prix, retirez le prix barré.

La même logique s’applique aux avis et à la réassurance

Le prix barré fait partie d’une famille de pratiques que la DGCCRF contrôle de près : fausses réductions, faux avis, fausse urgence. Pour les avis en ligne, l’amende peut atteindre 10 % du CA annuel moyen. Tout élément qui pousse à l’achat doit être vrai et vérifiable.

Questions fréquentes

Quelle est la règle du prix barré ?

Le prix barré doit être le prix le plus bas pratiqué au cours des 30 jours précédant la réduction (article L.112-1-1 du Code de la consommation).

Peut-on barrer le prix conseillé par le fabricant ?

Pas pour annoncer une réduction si ce prix n’a pas été votre prix pratiqué : la référence est votre propre prix le plus bas des 30 derniers jours.

Que risque-t-on avec un faux prix barré ?

Selon la DGCCRF, une pratique commerciale trompeuse : jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende.

Comment faire avec plusieurs baisses successives ?

Le prix de référence reste celui pratiqué avant la première réduction, selon Service Public.

Sources

Audit gratuit

Des prix clairs, un site trouvé

L’audit gratuit vérifie en 30 secondes ce qui empêche votre boutique d’être trouvée sur Google et citée par les IA.

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