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Vitesse du site et Core Web Vitals : ce qui compte pour vendre

Un site rapide est un site dont la page principale s’affiche en moins de 2,5 s, réagit au doigt en moins de 200 ms et ne bouge pas pendant le chargement : ce sont les trois seuils des Core Web Vitals de Google. Ils comptent dans le classement, mais ils comptent surtout pour l’acheteur pressé sur son téléphone. Voici comment les mesurer et quoi corriger d’abord.

Auteur
La rédaction FindMyCompany
Publié le
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6 min

En chiffres

2,5 s

LCP : affichage du contenu principal

Bon seuil selon Google

INP : réaction à une interactionBon seuil selon Google
200 ms
CLS : stabilité visuelleBon seuil selon Google
0,1
des visites de nos sites qui vendent se font sur mobileOctobre 2026
61 %
Seuils : web.dev (Google), mesurés au 75e centile des chargements. Part mobile : Google Analytics 4 de nos propres sites, FindMyCompany.
Sommaire 8 parties

Pourquoi la vitesse se paie en ventes

« Core Web Vitals » est recherché 1 000 fois par mois en France, « temps de chargement » 210 fois, « vitesse site internet » 170 fois. La question derrière ces recherches est toujours la même : mon site perd-il des clients parce qu’il est lent ?

Une étude commandée par Google à Deloitte en 2020 (« Milliseconds Make Millions », 37 marques européennes et américaines, non relue par des pairs) a observé sur les sites de commerce une hausse de 8,4 % des conversions et de 9,2 % du panier moyen pour un dixième de seconde gagné sur mobile. Prenez ces chiffres pour ce qu’ils sont : une corrélation mesurée par un acteur intéressé. Le sens, lui, ne fait pas débat.

Le mobile est le terrain où cela se joue : sur nos propres sites qui vendent, 61 % des visites mesurées se font sur téléphone, souvent en 4G, avec un pouce et peu de patience.

Les trois Core Web Vitals, en clair

Google mesure trois signaux sur de vrais visiteurs (données Chrome), et considère une page comme bonne quand 75e centile de ses chargements passent le seuil.

  1. LCP (Largest Contentful Paint)

    Le temps d’affichage du plus gros élément visible, souvent la photo produit ou le titre. Bon seuil : 2,5 s.
  2. INP (Interaction to Next Paint)

    Le délai entre un geste (toucher un bouton, ouvrir un menu, choisir une taille) et la réaction à l’écran. Bon seuil : 200 ms.
  3. CLS (Cumulative Layout Shift)

    Le déplacement des éléments pendant le chargement, celui qui fait toucher le mauvais bouton. Bon seuil : 0,1 ou moins.

Mesurer sans se tromper

Il existe deux sortes de mesures, et les confondre fait perdre du temps.

  • Les données de terrain : ce que vivent vos vrais visiteurs, sur 28 jours. Elles apparaissent dans le rapport « Signaux Web essentiels » de Search Console et en haut de PageSpeed Insights quand le site a assez de trafic. Ce sont elles que Google utilise.
  • Les données de laboratoire : un test simulé, au moment où vous le lancez (le score sur 100 de PageSpeed Insights, Lighthouse). Utile pour trouver les causes, trompeur pour juger : un score de 60 en laboratoire peut cacher un terrain en vert, et l’inverse.
  • Testez depuis un réseau et un appareil réalistes : un téléphone milieu de gamme en 4G, pas l’ordinateur du bureau sur la fibre.
  • Mesurez les pages qui vendent (fiche produit, page de service, paiement), pas seulement l’accueil.

Corriger d’abord : les images

Sur une boutique, la photo produit est presque toujours l’élément du LCP, et souvent le plus lourd de la page. Le format WebP fait gagner sans perte visible : selon Google, une image WebP avec pertes est 25 à 34 % plus légère qu’un JPEG de qualité comparable, et une image WebP sans perte 26 % plus légère qu’un PNG.

  1. Le bon format

    WebP (ou AVIF) pour les photos, SVG pour les logos et icônes.
  2. La bonne taille

    Une image affichée sur 600 pixels de large n’a pas à en faire 4 000. Servez plusieurs tailles avec srcset et laissez le navigateur choisir.
  3. Les dimensions déclarées

    Width et height sur chaque image, pour que la page réserve la place et ne bouge pas (CLS).
  4. Le chargement différé pour les images sous la ligne de flottaison (loading="lazy"), jamais pour l’image principale du haut de page, qui doit au contraire être prioritaire (fetchpriority="high").

Ensuite : les scripts et extensions

Après les images, ce sont les scripts tiers qui ralentissent : widgets de chat, pop-ups, carrousels, pixels publicitaires, extensions de thème empilées au fil des années. Chacun ajoute du code à télécharger et à exécuter, et dégrade surtout l’INP.

  1. Inventorier

    Listez chaque script tiers et ce qu’il rapporte. Un outil que personne ne consulte se retire.
  2. Différer

    Chargez après l’affichage tout ce qui n’est pas nécessaire à l’achat (chat, vidéos, avis en widget).
  3. Alléger le thème

    Un thème qui charge un curseur, trois polices et une bibliothèque d’animations pour chaque page pèse sur tout le site.
  4. Polices

    Deux familles au plus, au format WOFF2, avec font-display: swap.
  5. Cache et CDN

    Fichiers statiques mis en cache longtemps, servis depuis un réseau proche du visiteur.

Le parcours d’achat, là où chaque seconde coûte

La vitesse de l’accueil se mesure partout ; celle du parcours d’achat est souvent oubliée. Or c’est là que l’acheteur décidé attend : ajout au panier, ouverture du panier, page de paiement. Un bouton qui met une seconde à réagir fait douter, et un acheteur qui doute touche deux fois ou s’en va.

Trois réflexes. Le bouton d’achat réagit tout de suite, même si le traitement prend un peu de temps (un état « en cours » visible). Le paiement passe par une page hébergée par le prestataire de paiement, rapide et déjà connue des acheteurs, plutôt que par un formulaire maison chargé de scripts. Et rien ne vient s’intercaler : pas de pop-up d’inscription à la newsletter entre le panier et le paiement.

Le plan en une semaine

  1. Jour 1

    Relever le rapport Signaux Web essentiels de Search Console, mobile d’abord, et lister les groupes d’URL en orange ou en rouge.
  2. Jour 2

    Passer trois pages types (accueil, fiche ou service, paiement) dans PageSpeed Insights et noter l’élément du LCP de chacune.
  3. Jour 3

    Convertir et redimensionner les images de ces gabarits, déclarer leurs dimensions.
  4. Jour 4

    Retirer ou différer les scripts tiers inutiles.
  5. Jour 5

    Retester en laboratoire, puis attendre que les données de terrain se mettent à jour (elles couvrent 28 jours) avant de juger.

Questions fréquentes

Quel est un bon temps de chargement ?

Google retient le LCP : un bon seuil est 2,5 s ou moins pour l’affichage du contenu principal, mesuré sur 75e centile des chargements de vos vrais visiteurs.

Comment tester la vitesse de son site ?

Passez vos pages types (accueil, fiche produit ou page de service, paiement) dans PageSpeed Insights, l’outil gratuit de Google. Lisez d’abord les données de terrain en haut du rapport, quand votre site a assez de visites, puis le diagnostic de laboratoire pour trouver les causes. Le rapport « Signaux Web essentiels » de Search Console suit ensuite tout le site.

Le score PageSpeed sur 100 compte-t-il pour Google ?

Non, c’est un test de laboratoire. Google utilise les données de terrain (Core Web Vitals) de vos visiteurs réels, visibles dans Search Console.

Un site rapide passe-t-il devant les autres ?

Pas à lui seul. Google indique que les Core Web Vitals sont utilisés dans le classement, mais qu’un bon score ne garantit pas une bonne position : la pertinence du contenu passe d’abord.

Faut-il changer d’hébergeur ?

Rarement en premier. Les images et les scripts tiers expliquent la plupart des lenteurs ; l’hébergement compte quand le serveur met longtemps à répondre avant même d’envoyer la page.

Sources

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